Analyste criminel

Il n’existe pas en tant que tel en France. Cependant, depuis quelques années les juges d’instruction ont fait appel à des analystes occasionnels. Cette démarche était il y a quelques années à ses balbutiements, et on a vu fleurir des vocations d’analystes chez des individus n’ayant aucune connaissance de la criminologie et de la psychologie. Certains ont même oouvert des écoles de profileurs….

Il serait donc souhaitable qu’une réelle formation se mette en place en université et soit réservée à des experts judiciaires criminologues, psychiatres ou psychologues, spécialistes du comportement humain, ayant une grande expérience de l’expertise et de l’enquête criminelle leur permettant de donner leur propre lecture d’un dossier d’instruction. C’est ce à quoi s’emploie la Gendarmerie Nationale.

Seuls les Juges d’instruction peuvent délivrer une mission spécifique habituellement intitulée « analyse psycho-criminologique de la procédure x et collaboration et assistance avec les enquêteurs « .

L’analyste dispose de la totalité de la procédure dont la longue et difficile lecture, attentive et analytique, constitue le premier pas dans la connaissance du dossier. Ce dernier est parfois constitué de plusieurs milliers de pages (surtout si un rapprochement est envisagé entre deux affaires) et pèse plus de 10 kg… Il doit en permanence être alimenté par les nouveaux éléments recueillis ; ce travail constitue une collaboration étroite, précise et appliquée entre le magistrat, les enquêteurs, les différents experts et « l’expert-profileur » nommé.

La communication interne à ce groupe doit être riche, le doute et le droit à l’erreur doivent aussi être possibles et les réunions et échanges être fréquents.

Actuellement ce travail est effectué par le logiciel SALVAC, commun à la police et à la Gendarmerie.

Il ne s’agit pas d’une expertise mais d’une analyse.

 

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